Je sais vous allez trouver cet article insensé : “Comment ça, ils nous parlent, mais elle est folle où quoi ?”. Ne vous inquiétez pas, je ne pense pas qu’ils nous parlent littéralement, je ne les entends pas. Ils ne me susurrent pas des mots doux à l’oreille ni des recettes de cuisine – quel dommage ! Laissez-moi plutôt vous raconter une histoire, mon histoire avec les légumes.
J’ai toujours aimé les légumes. Je n’étais pas de celles et ceux qui piquaient des crises à la cantine. J’aimais à peu près tous les légumes.

Ma mère cuisinait beaucoup. J’ai donc eu la chance de les découvrir autrement qu’une tomate dans un pot de bolognaise ou qu’un poivron dans une pizza surgelée.

Mais il y a deux ans… j’ai fait une autre découverte.

Je me suis inscrite dans une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). Pour ceux qui ne connaissent pas cela consiste en la création d’un lien direct entre le producteur et le consommateur. Le consommateur s’engage auprès d’un paysan sur une durée (un an ici) pour recevoir un panier de légumes biologiques chaque semaine. Les légumes du panier proviennent du même paysan local.  Le consommateur peut venir l’aider lors d’ateliers à la ferme mais aussi pour quelques distributions. Pour ma part, on rigolait bien et cela se terminait toujours en buvant de la bière et mangeant des frites maison. Vive le Nord !

Pour trouver une AMAP près de chez vous, c’est par ici.

Récolte

La révélation des légumes !

Je m’éparpille, mais en découvrant cette AMAP, et Lucie la paysanne, j’ai eu comme une révélation.

C’était la première fois que je découvrais des vrais légumes. Je veux dire, pas cueillis une à deux semaines avant d’être mangés, réfrigérés, calibrés, nourris aux produits chimiques etc. J’ai donc découvert des courgettes énormes, des aubergines blanches, une passion intemporelle pour le cassis, des tomates avec la peau fine et délicate et au goût exquis, de la verveine fraîche, des pommes de terre délicieuses, toute une rimbambelle de courges différentes… Et je pourrais continuer comme ça pendant des heures. Toute cette (bio)diversité, et surtout  le fait de se dire que tous les légumes bio de ce plat proviennent de la même terre à dix kilomètres de là, de connaître Lucie qui fait son métier avec passion… Tout cela m’a émerveillé et a fait de chaque repas quelque chose de savoureux, de bon et de différent. Je ne me suis plus jamais demandée “qu’est-ce qu’on mange”? Les idées fusent dans ma tête et lorsque je les vois, que je les coupe, que je les mange, je sens un lien entre ce légume et moi.

Depuis, il m’est arrivé de me retrouver loin de ces légumes ou de ceux du potager, chez quelqu’un d’autre et devant ces tomates hors saison, ses oignons sans terre, cette betterave sous vide, soudain je n’ai plus d’inspiration. C’est le trou noir. Et ma cuisine créative et variée se transforme en “qu’est ce que je vais bien pouvoir faire ?” c’est comme le syndrôme de la page blanche. 

Courgettes en cuillère

On dit toujours “cuisiner avec amour” ou “j’ai mis du sel du poivre et une pincée d’amour”, mais je pense qu’avant tout si un légume a été cultivé avec passion et amour, et pas au tracteur dans un champs monoculture… vous le cuisinerez avec amour et il vous nourrira avec le même amour !

Morale de l’histoire : “Faites pousser vos légumes, ou mangez local là où vous avez déjà mis les mains dans la terre, et vous verrez… les légumes nous parlent”.

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